Tout avait commencé il y avait environ un an maintenant. Le jour de notre 1ère rencontre, à ce même endroit. Toi, tu avais été envouté par mon odeur, moi, par ta beauté surnaturel et surtout de tes yeux ensorcelant à qui rien ne peut résister. Cette nuit là, je ne savais pas encore ce que tu étais, je ne l'ai su que plus tard, et quand bien même je l'aurai su, cela n'aurai pas changé grand chose je pense. La nuit suivant notre rencontre, je n'avais pas réussi à t'oublier, ton image m'obsédait. J'étais donc retourné à cet endroit, où, toi aussi, tu m'attendais. Nous nous retrouvions ainsi presque toutes les nuits, et certaines fois, ce c'était toi qui venais jusque chez moi, attendant que je sorte. Tu avais suivi la trace de mon odeur pour trouver où j'habitais. Ce fut pendant l'une de ces nuits, environ 3 mois après notre rencontre, que j'appris ce que tu étais.
Chaque jour, mes pensées étaient tournées vers toi, ne pouvant songer à rien d'autres, et chaque heures qui me séparait de la nuit étaient douloureuses.
Dès notre 1ère rencontre, j'avais été attirée par toi, et au fil des nuits, mon amour pour toi grandissait. L'amour que je te portais était indéfinissable. Se tu avais disparu du jour au lendemain, je crois que je n'aurais plus eu aucun goût à vivre.
Et maintenant, nous étions là, nous regardant. Tu hésitais à prendre ma vie. Mais je ne voulais pas vivre sans toi, et une vie sans toi m'étais insupportable, je voulais vivre pour l'éternité à tes côtés. Et je t'ai demandé de le faire ; pour que rien ne nous sépare ; ni le temps, ni la mort, ni quoique se soit d'autre. Tu t'approchas alors de moi. Tu avais décidé de le faire, malgré que tu n'aimais pas l'idée de devoir me prendre la vie, et de me condamné à celle que tu vivais. Mais cela n'était rien pour moi, comparé à l'idée de ne pas être avec toi. Tu me caressas une dernière fois les cheveux de ta main froide, puis la descendit sur ma joue. Tu me fis l'un de tes sourires envoutant, mais je sentis dans ton regard de la tristesse. Tu retroussas tes lèvres puis les porta à mon cou. Je sentis alors deux piqures. Tes canines venaient de traverser ma peau. Je sentis alors ma vie partir, quitter mon corps doucement, petit à petit, jusqu'à ce que la dernière étincelle de vie qui persistait encore en moi s'éteigne.
C'est comme ça que je mourus et quittais ce monde, pour en rejoindre un autre : celui de la nuit.



